Dernière demeure

La maison n’est pas bleue
Les arbres semblent morts
Rien ne résiste au vent
Poussant vers la falaise
Le bois et le béton

Depuis la route grise
Qui déborde en virages
L’eau dévale la pente
Entraînant dans la boue
Les rares herbacées

La lanterne allumée
Vous mène dans un trou
Et les poteaux indiquent
Un chemin sans retour
Où les grelots résonnent

Quelque part au premier
On émet des appels
Mais les volets se ferment
Le cri devient murmure
Accompagnant la tempête

La boîte aux lettres a vu
Plein de noms sur son front
Aujourd’hui je protège
Ce qui fut mon trésor
Quand l’amour y vivait 

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