Innocence de la violence

De l’esthétisation du meurtre dans l’art et plus particulièrement au cinéma
— 

Le dépeçage des corps
Reflété par le bleu
Regard de l’infante
Dormant debout
Se dissipe
Dans un songe d’humus et de senteurs

Un traveling indolent
Passe sous l’arc en ciel
S’abreuvant des lumières
De ce joli mois de meurtres

La caméra impudique
Remonte caressante
Le long des cuisses blanches
De l’héroïne en chaleur

Le sang rouge s’écoule
Sur le corps assouvi
Elle lèche ses doigts
Soleil, cou coupé *

Les pétales des fleurs
Susurrent à l’oreille émue
Il n’est plus grande jouissance
Que d’offrir à la mort
Le cœur trépidant
De son amant
 

* Je n’ai pas réussi à me détacher de ce vers, le dernier du texte « Zone » d’Appollinaire, alors j’ai choisi de le laisser intact plutôt que de le brouiller.

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