Voiliers

C’est l’amour emportant les fétus gris de paille
Au large de la mer près du cœur matelot,
Une liqueur ambrée engloutie au goulot
La photo sépia dont le portrait tiraille.

C’est le temps patient qui grossit toute faille,
Creuse le sel du corps pour poser un ballot,
Un enfant de l’écume entouré du halo
Des feux verts de Saint-Elme, un ange de mitraille.

C’est la bouteille en verre où repose un voilier,
Une histoire enfermée au fin fond du cellier,
La maison sans jardin qu’habitait ma grand-mère.
 
C’est le vent rappelant tous nos beaux souvenirs
Les trésors de gamins redevenant désirs
Quand les mots délayés gagnent le Finistère.
 

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